ELEVAGE

L’élevage

ukrainien a connu une déstructuration terrible à la chute de la période soviétique et dans le cadre du démantèlement des kolkhozes. Les animaux ont été répartis entre les ex-kolkhoziens, ce qui entraîna une disparition des grands troupeaux.

Depuis le début des années 2000 et avec un retour de conditions favorables d’investissement, de grosses fermes et de gros élevages se reconstituent, permettant une offre plus importante, notamment pour la forte demande des grandes villes. Même si le secteur reste en difficultés, la situation tend à se stabiliser avec une production intensive et standardisée.

Les élevages porcins et volailles, du fait d’une demande plus forte de ces produits, sont ceux qui se développent le mieux et le plus vite, grâce notamment à l’intégration verticale qui se met en place.

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La viande bovine est quant a elle moins prisée des consommateurs mais en même temps on voit s’accroître l’intérêt pour le bœuf de qualité et une quasi absence de races à viande il y a encore quelques années commence à se remplir grâce aux importations des Angus, Charolais, Limousins et Simmental.

Pour les produits laitiers la demande est surtout croissante, même si la production peine à suivre. Les acteurs du secteur se mobilisent donc pour développer la production laitière et l’on retrouve de nombreux petits transformateurs, des plus gros (UNIMILK, WIMM BILL DANN) et de nouveau une large présence des sociétés françaises dans ce domaine BEL, LACTALIS, BONGRAIN, DANONE confirmant le potentiel du pays.

La France étant le 1er pays agricole européen (1er producteur de bovins, 3ème producteur de porcins derrière Allemagne et Espagne, 1er producteur de volailles, 2ème producteur de lait) et le 3ème pays exportateur agricole et agro-alimentaire au niveau mondial, un certain nombre de complémentarités sont à souligner avec l’Ukraine au niveau de l’élevage :

  • Importation de génétique animale
  • Performance du machinisme d’élevage
  • Plus grande gamme de produits de traitement
  • Transfert de technologie et audits techniques (conduite de troupeau, reproduction, etc.)
  • Optimisation des ressources humaines et de la gestion de l’exploitation

Quelques mots sur l’élevage français et sur ce qui pourrait être apporté à l’Ukraine sur le plan génétique :

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  • Berceau de races réputées dans le monde entier : bovins Charolais, Limousins, Blonde d’Aquitaine, Salers, Aubrac, Holstein, Montbéliarde, Normande; ovins Charollais, Texel, Ile de France, Merinos, Rava; caprins Saanen, Alpin et d’autres espèces d’animaux
  • Cheptel unique au potentiel génétique reconnu avec :
    • Une diversité de races pour répondre aux exigences de chaque milieu
    • Un grand nombre d’éleveurs impliqués dans la sélection
  • Un gros réservoir de vaches à viande :
    • 4,1 millions de vaches identifiées et en production
    • 1,5 millions de génisses / an sur le marché dont 300 000 issues d’élevages de sélection de race pure et disposant d’un pedigree
  • Un cheptel laitier très finement connu :
    • 3,8 millions de vaches identifiées et en production
    • 69% des vaches sont contrôlées
  • Pour les ovins :
    • Une génétique laitière performante, avec 1,6 millions de brebis et contrôlées à 53%
    • Une génétique viande aux mêmes caractéristiques que les bovins, avec plus de 4,3 millions de brebis
  • Pour les caprins laitiers :
    • Une génétique unique au monde avec 851 000 chèvres dont 20% participent à la sélection

Pour résumer, l’élevage français c’est :

  • Un très haut niveau génétique et donc un investissement efficace
  • Une offre adaptée au marché mondial, notamment celui d’Ukraine

 

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